Poeme de gaétane
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L'ERMITAGE DE LA CULPABILITÉ
L’ERMITAGE DE LA CULPABILITÉ
Seule, elle ne pas voulait être laissée en fin de semaine. Elle est perspicace la vlimeuse ! La dernière fois, il y a environ un mois, elle m’a embrigadée de belle façon. Je dois faire des galipettes à qui mieux-mieux pour la conduire chez la gardienne.
Il y a foulé ce soir. Les pétrolettes queues à queues et les criards foisonnent des impatiences de la semaine et plus encore; c’est la foultitude du vendredi soir, la furie de l’autostrade.
Deux bonnes heures de parcours à se maganer pour sortir de cette pétoire et aller me réfugier, comme une coupable dans mon ermitage.
Dans le clair-obscur des phares, se dessinent des ombres herculéennes, flanquer du frémissement des feuilles m’affranchit de mon arrivée. Il est dix heures. Une toilette légère s’impose et je me glisse sournoisement dans mes draps pour aller converger avec le dieu grecque des songes. Une bonne nuit de sommeil, ça requinque comme un bon verre de pinard.
Pointé sur le lac, vitrine tout autour, le soir, j’entends la complainte ténébreuse des vagues. Le soleil du matin entre furtivement, jonche de lumière une petite statuette indienne, recouverte d’une tapisserie or et écarlate, évocatrice des trésors indous enfouis dans la nuit des cavernes, que même une sirène retentissante ne pourrait éveiller.
Me prélassant, sur le bord de la rive, tout en jonglant, émerge un petit navire que faisait pirouetter, à la va je te pousse une petite main grassouillette d’un jeune enfant, apparemment ignorant tout de la navigation, me catapulque dans les mers du sud où l’on signifiait le naufrage d’un bateau survenu au large. Quelques mois plus tard, on apprenait que, sur les berges d’une petite cambrouse de quelques centaines d’habitants, les restes de cette épave sont venus s’échouer. Cet aboutissant pour le moins rarissime générait de l’eau au moulin pour ces cambroussards, en mal de se faire aller la margoulette.
Caressée par la chaleur, de l’astre –roi, mes ardeurs reposées, ainsi s’achève le tremplin de ces deux jours. Je dois maintenant affronter le retour dans la cohue d’une société en furie ! Me rabiboche à cette idée : Suzie, ma chatte m’attend impatiente. Ses grands yeux d’un bleu océan, parée de sa fourrure azur et blanc,ses minauderies jointes à son ronronnement la font pavoiser de satisfaction ! Requoquevillée, sur mes genoux, elle m’enveloppe de chaleur et de réconfort. Tout ragaillardi, je m’empresse, d’aller retrouver ce petit motton de poil qui m’est fidèle sans attendre de retour.
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Yolande !
Printemps 2002
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Publié le 31/10/2008
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