Poeme de wilaura
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Je n'étais que le vent
Un matin, je me suis levée et je n'étais que le vent.
Ma maison était batit sur la poussière du sol et de la terre
et mon toit était le ciel et le soleil.
Je courrais sans arrêt dans les couloirs du temps
à la recherche d'océans, de mers;
des milles et unes merveilles
du temple du monde.
Puis mon souffle et ma force s'en sont allés
et je me suis levé le matin suivant:
des coeurs battaient autour de moi comme une onde
et je n'étais qu'un voeu à réaliser,
quelques fois lié par le sang.
Hier matin, je me suis levé tel une goutte de pluie
et les nuages ont pleurés
et parmis leur larmes, je me suis évanouie
dans le creux du froid et de ses gelés de minuit,
la foudre et les éclairs m'ont épargnés.
Peut-être n'étais-je en réalité qu'un échantillon d'oubli?
Mais ce matin, je me suis levée et j'étais née:
Une petite fleure dans un champ
noyée de couleurs et de lumière.
Et j'ai fermés les yeux face à la Beauté,
face à l'Alizée et à son parfum envoûtant,
face aux Souhaits éphémères,
face à la Mousson qui ne fait que passer
pour m'envoler doucement vers les cieux étoilés.
Je suit le tracé d'une plume au dessus d'un Azalée,
dans mes rêves, je croit m'évader
dans le corps d'une feuille morte; qui sait?
Demain, peut-être me faudra t-il me coucher?
Publié le 09/07/2008
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