Poeme de Marie23
Dans ce train qui nous ramena à Paris...
Dans ce train qui nous ramena à Paris,
Je te vis, plongé dans tes songes
Mais tu ne pensais alors qu’à moi,
L’autre n’y était pas,
J’étais à mille lieues de me douter
Que ce n’était l’affaire que de quelques mois.
La vie a vite fait de nous déposséder de nos certitudes,
On croit à l’éternité et l’on est vite déchanté.
L’amertume est ce qui me reste,
J’ai maintenant toutes les rides de la stupidité,
J’ai tant pleuré, tant cherché,
Mais il n’y avait rien à voir,
C’est cela même, l’existence funeste de ce qu’il nous ait donné de vivre,
Une hutte au milieu d’un bois
Seule, et abandonnée
Comme Crusoé.
Alors, dès qu’on a atteint la terre ferme,
On cherche en vain cette eau
Qui pourrait faire revivre cette plante desséchée,
Mais cet autre n’est pas le miracle tant attendu,
Le verre qu’il tient n’apaisera pas ma soif,
J’ai soif d’amour et de tendresse,
Et il n’a qu’un désert aride à m’offrir,
Un cœur qui n’a rien à me donner,
Car lui-même est déjà absorbé dans les tourbillons de ses pensées.
Publié le 20/04/2008
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