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Poeme de Moutmout86



Comme si.

Tout d'un coup je me mis à courir. Je courais vers l'horizon. C'était fort, incontrôlable. Aussi puissant qu'Hiroshima. Aussi rapide qu'un Speedy Gonzalez en formule 1. Aussi étrange qu'un phénomène paranormale avec des apparition de fantôme. Aussi beau qu'un couché de soleil accompagné d'une aurore boréale. C'était comme si mon cœur se transformait en eau. Qui devenait du feu. Qui brulait tout mon corps. Qui devenait du vent. Qui devenait de la terre. Je ne faisait plus qu'un avec la Terre. J'étais aussi grand que le mont Everest. Aussi puissant qu'un tsunamis. Aussi fou qu'un psychopathe. Je ne pensais plus. Je courais c'est tout. Je courais vite, toujours plus vite. Je ne pensais pas aux autres. A quoi il pense, qu'est qu'ils disent, me regardent-t-ils, me connaissent-ils, pensent-ils que je suis fou ? Tout ça n'était plus rien. C'était comme si j'étais amnésique, aveugle, sourd, handicapé, dieu, puissant, faible, léger, lourd, malade, inconscient, idiot, intelligent, ailleurs et ici. Comme si rien ne m'arriverait. J'étais un super-héros. Tout ça à la fois. Comme dans un rêve qui devient réalité. J'étais aussi bien que si j'avais mangé le meilleur chocolat du monde en train de me faire masser par Adriana Karembeu sur mon matelas d'eau après avoir rencontré Gad Elmaleh en vrai. Rien a faire je courrais toujours, vers l'horizon. Ne comprenant rien mais aimant cela. C'était comme si on avait enlevé tout le mal de ce monde, rendu meilleur ce qui était bon. C'était aussi magique que la coupe du monde 98. Et en même temps aussi époustouflant que le 11 septembre. Comme si on traversait Tahiti, le Grand Cayon, Paris, l'Himalaya, la Grand Barrière de Corail en une seconde.

Et puis tout s'arrête.
D'un coup.
Comme si un chasseur m'avait tiré dessus.
Tel un vulgaire lapin.
M'avais pris ma vie.
Tous ce qui comptait pour moi.
D'un coups.
J'ai perdu mon moment de liberté.

Publié le 13/07/2008


Commentaire:

C'est magikemen boooo !!!!!
biz
Posté le 01/01/1970 par Sharonne

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