Poeme de Patou
CHAGRIN.
Les quelques larmes d'argent qui coulent sur tes joues,
Ne sont que la rançon, mon tout petit enfant,
De ces interdictions, des bâtons dans les roues,
Que te glissent sans cesse chaque jour tes parents.
Tu sens au fond de toi les malheurs les plus grands,
Puis tu en veux à tous, et ta colère t'aveugle,
Mais de pleurer vraiment tu en as bien le temps,
Quand tu seras plus grand, quand tu seras plus seul.
Tes mauvaises pensées ne sont que passagères,
Tu t'énerves et tu trembles, tu penses à te venger,
Tu piques comme on dit une grosse colère.
Tes yeux sont boursouflés, et tu coules du nez.
Quand tu te calmes enfin, que le silence demeure,
Tu attends patiemment que l'on vienne te chercher,
Oter ta punition et essuyer tes pleurs,
Déjà toutes les rancunes tu les as oubliées.
Un baiser de maman, un pardon de papa,
Et tu gambades déjà un grand sourire aux lèvres,
La leçon est apprise, tu n'recommenceras pas...
Jusqu'à la prochaine fois ! Le temps n'est qu'une trêve.
Je te souhaite de tout coeur, quand tu seras un homme,
D'oublier aussi vite les plus gros des chagrins,
Dans la vie à pleines dents, croquer comme dans une pomme,
Et d'entre tes deux lèvres, en cracher les pépins.
Publié le 20/04/2008
Commentaire:
Posté le 01/01/1970 par
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