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Poeme de hamid

 



Anissa

Du poème j’ai fais mon appui…
Et ce qu’aucun n’a pu ressentir
Je l’ai ressentis.
Du poème j’ai fais mon appui…
Et ce qu’aucun n’a pu voir
Je l’ai entrevu.
Du poème j’ai fais mon appui…
Et la où personne n’est arrivé
Je suis parvenu.

Ce jour la…
Armé de mon poème, je me suis levé
J’ai entrouvert la porte de la vie.
Ce jour la, j’ai fait allégeance au poème
J’ai découvert le visage du printemps.
Ce jour la, par le poème j’ai hurlé
Mort ! Nous avons de quoi te vaincre !

Alors…
A travers les sentiers nous marchâmes
Avec tes envies nous fîmes rencontre
Nous avons tissé des mots
A même de détendre ton humeur
A l’adversité nous fîmes face
Afin de humilier ton fardeau

Alors…
Nous avons déclamé un poème
Tu fus sa muse
Nous changeâmes un poème par un autre
Tu fus son ornement
Tu t’es métamorphosé en poème
Tu reflétais son essence !

Alors…
J’ai libéré les mots de leur prison
Tu as pu entrevoir mes secrets
Tu as vu ce qui se cachait dans mon cœur
C’est uniquement pour moi que tu fus crée
Ton nom a fini par jaillir de mes prunelles
Pour mieux replonger dans mon corps


Tes mots coulèrent
De ma langue
J’ai chanté ton drame.

A ton âme
S’est nouée mon âme
Mes soupirs devinrent ton cri.

Au diapason de ta rage
Mon cœur écuma
Nous fîmes appel à tous tes enfants.
Ta mer se déchaîna
De même, mon esprit se troubla
J’ai bu de mes larmes
Tu fus abreuvé de mon sang !

Alors…
Le chant s’est tu
La paix a fini par disparaître
La révolution fut maudite
Le malheur déborda
Nos âmes furent suppliciées
Nous, ne nous trouvâmes nulle part où aller
Je t’ai questionné…
Pourquoi me haïssent-ils tant ?
Pourquoi ne t’aiment ils pas ?
Tu me répondis...
Ils détestent en moi ce que je suis
Ils n’aiment pas l’objet de ta quête



Alors…
Le poème interpella le poème :
« Elle fut contrée de quiétude
Elle fut giron de sérénité
FEMME, sa renommée est établie
D’elle nul ne peut nous détourner
Sur sa terre il erra
En son sein il puisa sa sève
Elle fut sa fille, il fut son fils
Il prit son nom, lui donna le sien »

Nous prîmes enfin conscience…
Nous sûmes le prix à payer pour être aimés
Nous sûmes comment on pouvait être aimés…
Ils nous aimeront si on consent à disparaître
Ou si on oublie ce que nous sommes




Nous refusâmes de disparaître
Aussi ils nous haïssent
Nous refusâmes l’oubli
Aussi ils nous haïssent

Comment disparaître
Si on ignore le mode d’emploi ?
Comment oublier
Si on ne sait pas ce que oubli veut dire ?

Je t’ai posé la question…
Je t’ai demandé de me dire la vérité
Tu mis ta vision dans mes yeux
Tu m’invitas à observer…

J’ai vu avec tes yeux
J’ai senti avec ton cœur
J’ai dit avec ta langue :

« Dans ton ciel
Dans tes rivières
Dans la brise qui caresse tes cimes
Dans tes montagnes et dans tes côtes
Dans le soleil qui se lève au firmament
Mon destin est écrit
Ton destin est écrit
Tu es mienne
Je suis tiens
Tu es la FEMME
tu es la vie
Dieu le sait
Le temps y consent
Et Personne ne peut rien changer ! »
Anissa




Publié le 07/12/2008


Commentaire:

ton poeme me touche beaucoup il est trés beau il faut croire a son mektoub...
Posté le 01/01/1970 par sshams

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