Poeme de lerenard58110
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Amour et Passion
Je profite d’une insomnie, d’une chaude nuit, redoutable de confusion pour imaginer me libérer enfin de toux ceux que je passe en revue, qui me connaissent et qui pour chacun j’invente un masque un nouveau visage, mais ils me dégouttent... !
C’est stupide mais ça fait du bien. Pourtant je n’ai pas la force d’être heureux, ni d’en tirer la moindre satisfaction. Ma tête est une boule de bois qui refuse l’égoïsme, l’hypocrisie, je suis moi humble, simple rien d’autre !
Mon petit cœur fragile, ma petite tête désorganisée digère des joies et des peines à sa taille, des joies et des peines passes- partout, des joies et des peines a titre fixe.
Mais toi dans ma mécanique organisée, tu es une belle et fausse pièce qui glisse mal, qui se bloque, qui ne veut pas descendre. Toute ma machine s’en trouve détraquée. Alors on veut me démonter, on veut que je t’avale, mais tout mon être se rebiffe. C’est trop grand, c’est trop fort, bien trop lourd ! Comment me battre ? Comment réparer ? On ne m’a pas mis au monde pour ça !
Comment pourrais-je te faire du mal ? Moi qui n’ose t’expliquer ma grande honte secrète, cette étrange panique d’aimer, t’aimer encore et encore. D’avoir le secret espoir que Dieu essaie encore de sauver notre serment. Je prie je te le jure c’est vrai ! Jai le sentiment que deux espritss’affrontent en moi. Parait-il qu’il y a le diable et l’ange blanc qui se partage notre âme. Ils s’élèvent en moi, et tout mon être retentit de leurs violents dialogues. Alors je t’écris lucide pour que mes mots soient beaux, un peu magique face a mon âme perdue.
« Aimer n’est pas un vain mot » Mon Dieu y a-t-il une invocation spéciale que je ne connais pas ?
Mon Dieu pourquoi m’avez-vous donné cette joie démesurée de connaître le bonheur pour me retirer celle que j’aimais.
Pourquoi cette cruauté de m’avoir sorti de l’ombre pour me replonger dans les ténèbres ?
Pourquoi mon Dieu m’avoir enflammé d’une illusion si brève ?
Mon amour suis-je fautif, gravement fautif ?
Alors anéanti moi, soit méchante, égoïste, dresse toi contre moi, déteste moi, gifle moi, que tes yeux étincelle de colère, que ta voix me fasse trembler et laisse ce pantin que je suis pleurer sur ses amours défuntes.
Laisse ce pantin qui n’a aucune résistance morale, aucun ressort, qui se laisse aller comme une loche à la moindre contrariété.
Laisse se vieux pantin soldé essuyer ses larmes, laisse le hocher de la tête et contempler ses rides, laisse le….Laisse le partir vers le silence de la solitude, ainsi pourrais-je chasser ton fantôme !
Non je ne rougis pas de t’écrire cela, encore moins de te l’avouer.
Si tu pouvais redevenir cette femme modeste, humble, douce, plutôt que tu t’arroge le droit d’une attitude qui exprime plus un agacement mal dominé ou se confond une instabilité morale précaire.
Je redoute là ses mots, si je poursuivais dans ce sens cela risquerait encore de briser notre dernière affection.
Je voudrais me découvrir jaloux, féroce, mais même l’infidélité m’est indifférente, seule la sottise me tourmente.
Je n’ignore pas que cela risque de t’irriter, mais je n’ai pas de haine vivace, je n’ai rien d’une bête redoutable, nerveuse ou déchainée, j’ai la nette impression que l’on passe a cote du bonheur, que tout cela a gâché notre vie, que tout cela est une comédie.
Je ne tirais aucune ficelle, il y avait toi, tes rires tes pleures, tes angoisses, ton humour, tes larmes.
Il y avait toi, sans aucune mise en scène.
Je n’ai jamais cherché a te flouer, je t’aimais voilà tout de mon simple amour.
Nos relations actuelle curieuses, cet accord tacite, sourd, aveugle, de ne plus se dire « je t’aime » font que je suis blessé et que je vivote tant bien que mal.
Alors j’essaie de sauver par ses derniers mots ce qui demeure encore de ma passion. Je sais que toute chaleur est morte entre nos corps devenus ennemis, mais nos cœurs seront a jamais inséparables, unis aux portes du même destin final…
Alors ses larmes d’amour qui me brulent les yeux tu les tiens a ta merci.
Je suis un idiot, un idiot ravi de l’être, mais heureux de cette confession.
Ce passé, cet amour, je vais en assumer la responsabilité.
Je vais lui sourire comme à un bon souvenir, hors du temps et de l’espace.
Durant cette insomnie mon cœur est tombé dans cet aveu.
J’ai pensé a toi, je t’ai regardé une dernière foi, Merci mon Dieu pour cette lumière… !
Demain il fera beau, mon cœur lui sera léger car j’ai compris que l’on s’imagine trop vite que l’amour est sourd, aveugle, muet, qu’il se perd un peu comme les souvenirs.
Publié le 14/07/2009
Commentaire:
Très belle prose, j'ai ressenti énormément de tristesse, de désespoir. Magnifique, vraiment j'applaudit. Et bonne chance dans ton entreprise.
Posté le 01/01/1970 par Ameinapercue
Tellement sincère et si vrai... Merci de l'avoir partagé
Posté le 01/01/1970 par Mina Adamnenco
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